Triste Mois sans tabac – mais combatif !
Cette année, le Mois Sans Tabac fête sa 10e édition. Cette opération de « marketing social » est largement reconnue par les Français grâce à la communication intense de Santé Publique France : TV, radio, presse, animations en régions, etc. Cette année, ils sont un peu plus de 113.000 fumeurs à s’être inscrits sur le site Mois Sans Tabac.
Depuis sa création, les professionnels de la vape, en tant qu’acteurs à l’avant-garde de la lutte contre le tabagisme, ont toujours soutenu et fait connaître le Mois Sans Tabac. Ils sont nombreux à commander chaque année les kits de communication pour les afficher en boutique.
Sauf cette année… Au lieu d’afficher le Mois Sans Tabac, les professionnels déploient des banderoles Ne tuez pas la vape ! sur leurs commerces, avec un appel à signer une pétition : Vaper n’est pas fumer, lettre à nos élus.
Et en moins d’un mois, ce sont près de 200.000 Français.es qui ont déjà signé pour demander le retrait des produits du vapotage de l’article 23 du projet de loi de finances 2026.
Surprenante antinomie. Pendant le Mois Sans Tabac 2025, 110.000 Français s’inscrivent pour déclarer leur intention d’arrêter de fumer, et dans le même temps, 200.000 doivent protester pour qu’on ne les empêche pas d’arrêter de fumer, pour qu’on ne détruise pas l’outil d’aide efficace qu’ils ont choisi et qui est, depuis plus de 10 ans, le plus utilisé, par des millions de personnes.
Mobilisation des professionnels partout en France
7 manifestations en région ont été organisées par la Fivape et ses adhérents les 4 et 5 novembre, à Bordeaux, Lille, Cherbourg, Vannes, Orléans, Aix-en-Provence et Strasbourg, pour demander le retrait des produits du vapotage de l’article 23. Elles ont réuni près de 2 000 acteurs de la vape indépendante et provoqué de très nombreuses retombées médiatiques. Et au quotidien, dans les boutiques et sur le web, tout le monde poursuit l’effort sans relâche : informer, faire connaître la pétition, ses enjeux, et l’issue fatale réservée à la filière indépendante si la vape n’est pas retirée de l’article 23.
Sur le front politique, députés et sénateurs sont également plus à l’écoute. La FIVAPE honore un grand nombre de rendez-vous et remercie tous les professionnels qui écrivent à leurs édiles pour obtenir ces entrevues. Nos conseils en affaires publiques sont à la disposition de tous les pro de la filière vape pour les accompagner étape par étape sur leurs prises de rendez-vous. Continuer d’alerter nos élus, les relancer, et en particuliers nos sénateurs, est essentiel : l’effort doit être poursuivi par tous ! Même s’ils n’ont pas un avis tranché sur le sujet, s’ils ne savent qu’en penser, il faut qu’au moment de voter oui ou non, en décembre, les sénateurs se souviennent au moins de ce que ce vote représente pour vous, pour nous, et pour les centaines de milliers de signataires !
Calendrier parlementaire du projet de loi de finances 2026
Afin de suivre le parcours législatif qui nous mobilise, voici le calendrier prédictif du projet de loi de finances 2026 – dont l’article 23 – pour les prochaines semaines.
Première lecture à l’Assemblée nationale
- du 12 au 17 novembre : fin de l’examen de la première partie du PLF – recettes – en Séance Publique à l’Assemblée nationale
- 17 novembre : vote sur la première partie du PLF à l’Assemblée nationale
Première lecture au Sénat
- le 21 novembre à 14h : deadline de dépôt des amendements pour la Séance Publique au Sénat
- les 21, 25 et 26 novembre : examen de la première partie du PLF en Commission des Finances au Sénat
- du 26 novembre au 2 décembre : examen de la première partie du PLF en Séance Publique au Sénat
- le 12 décembre à 14h30 : vote sur l’ensemble du PLF – première et deuxième partie – au Sénat
Commission Mixte Paritaire
- Mi-décembre : réunion des 7 députés et 7 sénateurs de la Commission Mixte Paritaire pour atterrir sur une version commune du PLF.
- Si la CMP est conclusive : lecture simple des conclusions à l’Assemblée nationale et au Sénat.
- Si la CMP est non-conclusive : nouvelle lecture à l’Assemblée nationale, puis au Sénat, puis dernier mot à l’Assemblée nationale.
Néanmoins, gardons en tête que ce calendrier peut être considérablement bousculé, notamment pour les raisons suivantes :
- passage du budget 2026 par ordonnances si les délais constitutionnels sont dépassés
- censure du Gouvernement, possible à tout moment
- dissolution de l’Assemblée nationale – toutefois peu envisageable au-delà du 15 novembre
- retour de l’article 49 alinéa 3
- etc.
Un seul mot d’ordre !
Depuis plus d’un mois, la FIVAPE et l’ensemble de ses collaborateurs sont sur tous les fronts 24h/7, politique, médiatique, juridique et terrain, totalement mobilisés autour d’un seul mot d’ordre : le retrait des produits du vapotage de l’article 23 du projet de loi de finance 2026.
C’est LA condition pour que notre filière ne disparaisse pas.
Il n’y a rien d’autre à négocier sur cette séquence.
C’est le seul combat à mener aujourd’hui, par et pour chacun de nous, unique et vital.
Incompréhensible. La vape ne contient pas de tabac, elle ne conduit pas à fumer.
Merci à tous pour votre énergie !

Jean MOIROUD
Président de la FIVAPE
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