Newsletter juin 2026 :

Catégorie FIVAPE Newsletter

La Suède, premier pays d’Europe “génération sans tabac”. Que fait la France ?

C’est historique. Avec un taux de 3,7 % de fumeurs quotidiens, l’Union européenne reconnaît officiellement que la Suède a atteint dès 2025 l’objectif à moins de 5 % fixé par la Commission d’ici 2040.

Ce résultat est la récompense d’une politique qui a intégré depuis longtemps la réduction des risques. Contrairement aux autres pays de l’Union, le snus n’a jamais été prohibé en Suède, et les autres alternatives ont pu se développer sans entraves, qu’il s’agisse des sachets de nicotine ou du vapotage.

En termes de santé publique, les résultats sont mesurables par rapport aux moyennes européennes. Indépendamment de tout débat sur les produits, les gains sanitaires sont considérables : 

  • 41 % de cancers en moins
  • une mortalité liée au tabac inférieure de 44 %.

Avec un taux de tabagisme de 25 %, dont 18,2 % de fumeurs quotidiens (voir le dernier baromètre de Santé publique France), la France affiche une prévalence tabagique cinq fois plus élevée que la Suède.

Pourtant, notre gouvernement a décidé d’interdire les sachets de nicotine. Cette mesure a été présentée « dans l’intérêt de la santé publique ».

Malgré sa légitimité sur la réduction des risques, la Fivape ne s’est pas mêlée aux débats. Notre objet historique est le vapotage, et lui seul. Défendre un autre produit, fût-ce au nom des faits scientifiques, nous aurait immédiatement exposés aux accusations de collusion que nos détracteurs manient si volontiers.

Précisons que les sachets de nicotine ne sont pas le fait de la seule industrie du tabac : des acteurs indépendants en produisent et en distribuent, et leur défense a aussi été portée par des voix légitimes de la réduction des risques. Mais dans les faits, c’est bien la voix de l’industrie du tabac qui a dominé les débats. Et le résultat est éloquent : face à elle, les pouvoirs publics ont tout interdit. 

Et pas seulement la vente. Le texte interdit également la consommation elle-même. Une disposition totalement inapplicable, qui fait basculer la politique de santé dans la criminalisation des usages et offre un boulevard au marché noir, dont on sait qu’il ne contrôle ni les âges, ni les dosages, ni les compositions. 

La communication publique qui a accompagné cette décision a traversé les frontières et provoqué des levées de boucliers, notamment en Suède, où décideurs et presse ont découvert que leurs ressortissants pourraient être sanctionnés pour la simple détention ou consommation de sachets sur notre territoire. En courant après le buzz, nos décideurs ont réussi à antagoniser le pays le plus avancé d’Europe dans la lutte contre le tabagisme. C’est une faute, diplomatique et sanitaire.

Cet épisode illustre un réflexe prohibitionniste qui frappe sans analyse de réduction des risques, sans étude d’impact, sans considération pour les usagers. Rien ne garantit que la vape y échappe. C’est pourquoi la filière indépendante, qui détient l’essentiel du marché français sur toute la chaîne de valeur, des fabricants aux commerçants, doit être protégée et reconnue pour ce qu’elle est : la garantie d’un modèle distinct de celui de l’industrie du tabac.

Notre gouvernement doit prendre position, chez nous et à l’échelle de l’Europe, pour protéger le vapotage et ses acteurs historiques et spécialisés. C’est à cette condition seulement que la France pourra, à sa manière, se saisir de la réduction des risques et atteindre les gains sanitaires obtenus par la Suède, qui a su défendre ses spécificités pour éloigner sa population du tabagisme.

C’est la combustion qui tue. Pas la nicotine, ni la vape, l’ANSES l’a rappelé sans équivoque.

Dans cette optique, le Plan National de Lutte Contre le Tabagisme (PNLT) doit être révisé en urgence. La vape doit être reconnue comme outil d’aide au sevrage et, à ce titre, elle ne doit pas être taxée, ni être entravée par des restrictions sur les arômes (imposer le goût du tabac à des fumeurs qui veulent arrêter est d’une absurdité sans nom !) ou par des réglementations qui pénalisent la filière indépendante.

À l’occasion de la consultation publique lancée par la Commission européenne, la FIVAPE a livré un énième plaidoyer en ce sens. En espérant être enfin entendue.

Voir la réponse de la FIVAPE – Consultation TPD – Commission Européenne

Toutes les parties prenantes peuvent répondre à cette consultation, acteurs de la vape, associations, professionnels de santé, consommateurs. L’ensemble de nos adhérents se mobilise pour répondre. Nous devons être nombreux pour interpeller les décideurs afin de protéger la vape, outil principal d’arrêt du tabac en France

Pour participer, accédez à la page officielle de la consultation. Connectez-vous via votre compte EU Sign-in – ou créez un profil en quelques instants. Et déposez votre avis avant la date limite du 15 juin !!

Nous avons déjà aidé 3 millions de fumeurs à sortir du tabac. Nous voulons continuer.

Merci de votre soutien !

Jean MOIROUD
Président de la FIVAPE

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