Vapotage dans les lieux publics et au travail, le guide de Public Health England

Toujours en avance en matière de politique de réduction des risques, Public Health England met à disposition des responsables d’établissements un guide en cinq points pour aider à l’élaboration des règlements intérieurs relatifs au vapotage.

De nombreuses entreprises et établissements publics ignorant toujours que le vapotage est 95 % plus sûr que le tabagisme et que le vapotage passif ne présente pas de risque avéré, interdisent abusivement le vapotage au sein de leurs structures, qu’elles soient publiques ou lieux de travail.

Avec pour objectif d’aider les responsables d’établissements à élaborer leur règlement intérieur en toute connaissance de cause et sans abus préjudiciable au sevrage tabagique grâce au vapotage, Public Health England a conçu un guide en cinq points dont voici la traduction :

  1. Faire une distinction claire entre vapoter et fumer
    Vapoter n’est pas fumer, ni légalement, ni cliniquement. De plus, des études scientifiques suggèrent que les cigarettes électroniques sont 95 % moins nocives que les cigarettes et qu’elles peuvent contribuer à réduire les taux de tabagisme, à dénormaliser le tabagisme et à améliorer la santé publique. Les règlements doivent donc être clairs sur les différences entre le vapotage et le tabagisme.
  2. S’assurer que les règlements sont basés sur des preuves de préjudice pour l’entourage
    Les preuves des dommages causés par le tabagisme passif sont concluantes et constituent la base des lois antitabac. En revanche, des études scientifiques indiquent que le risque pour la santé des personnes qui se trouvent à proximité des vapeurs d’e-cigarette est extrêmement faible et insuffisant pour justifier l’interdiction des cigarettes électroniques. Cette preuve devrait guider les évaluations des risques.
  3. Identifier et gérer les risques d’adoption par les enfants et les jeunes
    L’utilisation de la cigarette électronique n’est pas recommandée pour les jeunes et cela se reflète par l’interdiction de vente aux mineurs et les restrictions de publicité. Cependant, étant donné que les fumeurs adultes utilisent des cigarettes électroniques pour cesser de fumer (et ne pas fumer), les produits peuvent aider à réduire l’exposition des enfants et des jeunes au tabagisme passif et à des modèles de tabagisme. Favoriser un environnement où il est plus facile pour les adultes de ne pas fumer devrait contrebalancer le risque potentiel d’adoption de l’e-cigarette par les jeunes.
  4. Aider les fumeurs à arrêter de fumer et à rester sans fumée
    Les cigarettes électroniques sont presque exclusivement utilisées par les fumeurs et les ex-fumeurs et constituent aujourd’hui l’aide au tabagisme la plus populaire. Pour aider les fumeurs à arrêter de fumer (et à ne pas fumer), un accès plus libre au vapotage peut être approprié pour faciliter le choix des fumeurs. Par exemple, les vapoteurs ne devraient pas être tenus d’utiliser le même espace que les fumeurs, car cela pourrait nuire à leur capacité de cesser de fumer (et de ne pas fumer).
  5. Soutenir le respect de la loi et des politiques antitabac
    Maintenir et soutenir la conformité aux exigences antitabac en mettant l’accent sur une distinction claire entre fumer et vapoter. Indiquez avec précision où le vapotage est permis ou interdit, et communiquez clairement la politique à tous ceux qui sont concernés.

 

En attendant le jour où pareille initiative émanera des hautes autorités de santé française, il convient de saluer le travail du Respadd qui a publié en janvier dernier un travail similaire, la FicheMémo sur le vapotage en établissement de santé.

Magali EGLER - Chargée de communication, le 8 mars 2018