Moi(s) sans tabac : bilan mitigé

Pour la deuxième année consécutive a eu lieu en novembre l’opération Moi(s) sans tabac sous le patronage du ministère des Solidarités et de la Santé et Santé publique France et en partenariat avec l’Assurance Maladie.

L’objectif de l’opération était d’encourager les 16 millions de fumeurs français à arrêter le tabac pendant un mois… au moins, puisqu’il est établi que les chances d’arrêter complètement de fumer sont multipliées par 5 après 30 jours de sevrage.

Un “bel engouement collectif” mais des chiffres en baisse
Si les organisateurs font état d’un “bel engouement collectif”, seulement 157 000 personnes se sont inscrites cette année contre 180 000 en 2016. Elles ont pu bénéficier des mêmes moyens déployés l’an dernier mais les chiffres communiqués accusent une baisse par rapport à 2016. En effet, la plateforme en ligne de la campagne a reçu près de 1,2 million de visiteurs contre 1,5 million l’an dernier, l’application de coaching a été téléchargée près de 95 000 fois contre 118 000, quant à la plateforme téléphonique 3989, elle fait état de 12 000 appels reçus soit près de 3000 de moins que lors de la 1ère édition. Seuls les kits d’aide à l’arrêt voient leur nombre augmenter puisqu’ils sont près de 700 000 à avoir été distribués gratuitement, soit 63 000 de plus. Comme quoi, le collectif c’est bien mais le kit, ça reste personnel… Ces moyens ont été complétés par la mise en place d’une fan zone itinérante, la constitution d’équipes thématiques sur les réseaux sociaux (saluons au passage le groupe des 6 139 vapoteurs).

Une intégration trop discrète pour la vape
La FIVAPE se déclare fière d’avoir été à nouveau partenaire de l’opération emblématique de la lutte contre le tabac. Elle regrette néanmoins le sentiment de frustration généré auprès des professionnels de la vape du fait de l’intégration trop discrète de cet outil de sevrage, que ce soit dans le cadre de la lutte contre le tabac ou dans les politiques de santé publique.
Les produits de la vape sont une révolution. Ils ont permis à plus de 1,5 million de fumeurs français – mais également à leur entourage – de stopper immédiatement toute exposition directe aux particules contenues dans la fumée de tabac (goudrons, gaz toxiques et métaux lourds) Il est vraiment dommage pour tous ceux qui souhaitent arrêter de fumer que de tels outils ne soient pas et ne puissent pas être mis plus en lumière et être soutenus publiquement par les autorités de santé.

Magali EGLER - Chargée de communication, le 7 décembre 2017